On dirait le Sud (2/4) : West Coast

Deuxième partie de la série consacrée à mon road trip sur l’Île du Sud, couvrant les jours 9 à 12…


La semaine dernière, je vous avais laissés dans la région des Nelson Lakes, où nous faisions la (désagréable) rencontre des sandflies, insectes maléfiques qui nous feront regretter nos bons vieux moustiques. Il faut dire que la mouche des sables, décrite par le capitaine Cook comme « l’animal le plus malicieux », ne possède pas de proboscis contrairement à ces derniers : à la place, elle arrache votre peau à l’aide de ses mandibules avant de vous sucer le sang, provoquant au passage d’atroces/infâmes/tortueuses démangeaisons (subies en très grande partie par Raphaëlle, mon « pingouin » — repas préféré de ces monstres ailés).

IMG_1791
Sculpture de sandflies à Milford Sound (voir 3/4)

Si j’aborde le douloureux sujet de la mouche des sables au tout début de cet article, c’est que la région que nous nous apprêtons à visiter — la West Coast — est réputée pour sa beauté… et sa population de sandflies inversement proportionnelle à sa population humaine (à peine plus de 30 000 habitants, soit une densité de 1,4 habitant au kilomètre carré). D’après la légende māorie, les sandflies (te namu) auraient ainsi été envoyées par Hine-nui-te-pō (la déesse du monde souterrain), pour empêcher les tangata whenua de rester oisifs face à la beauté de la nature qui s’offrait à eux.

DSC02097 (2).JPG
De toute évidence, la déesse avait raison… © Raphaëlle Martinez

Mais assez de digressions. Notre découverte de la West Coast commence par la région de Karamea, en face du parc national Abel Tasman que nous explorions quelques jours auparavant. Au milieu de la luxuriante forêt qui couvre tout le nord-ouest de l’Île du Sud se trouvent d’impressionnantes formations géologiques, telle la Moria Gate, gigantesque arche de roche calcaire sous laquelle coule une rivière.

DSC02023
Pose digne d’une instagrameuse professionnelle de la part de Raphaëlle

Le lendemain, nous repartons vers le sud direction Punakaiki, une petite ville connue pour ses Pancake Rocks, curiosités rocheuses uniques en leur genre. Nous visitons également une grotte située non loin, ainsi qu’une cascade (quand je vous disais la semaine dernière que ce voyage était placé sous le signe des grottes et des cascades !)

DSC02053.JPG
Un peu de sirop d’érable avec ceci ? © Raphaëlle Martinez

En longeant de magnifiques falaises (voir photo à la Une), nous nous dirigeons ensuite vers Hokitika, une ancienne ville de chercheurs d’or qui fut l’un des plus gros centres urbains du pays (bien qu’elle ne compte désormais plus que 3600 âmes). En suivant la rivière éponyme vers l’intérieur des terres, nous découvrons alors les eaux turquoises des gorges, surmontées par un de plus longs ponts suspendus du pays.

DSC02174.JPG
Où sommes-nous déjà ? © Raphaëlle Martinez

Mais Hokitika est également connue comme la capitale du jade (ou pounamu), cette pierre aux reflets verts très prisée des Māoris qui l’utilisaient pour la confection de bijoux. Ce jour-là, c’est à notre tour de tailler notre propre bijou en jade. Sous les conseils de notre instructeur Tony, nous choisissons la pierre brute que nous souhaitons travailler, puis nous la taillons et nous la polissons grâce à une meule souple couverte d’argile. La sensation au toucher est électrisante, et voir notre bijou prendre forme sous nos doigts est tout simplement incroyable.

IMG_20180120_151209356_HDR.jpg
Après une demi-heure de travail, voici le résultat (en médaillon) © Raphaëlle Martinez

Mais le meilleur de la West Coast nous attend encore… Nous poursuivons notre chemin jusqu’à la région du Mount Cook National Park, où se trouvent deux glaciers parmi les plus accessibles au monde : Franz Josef Glacier et Fox Glacier. Nous ne pouvions rater ça pour rien au monde, aussi décidons-nous de nous offrir une randonnée guidée au sommet du Fox Glacier ; assurément une folie (il nous en coûte tout de même 450 dollars par personne), mais aussi l’une des meilleures idées de notre voyage !

DSC02295.JPG
Un hélicoptère nous dépose tous les trois — Raphaëlle, moi et Kiwi — sur les pentes du glacier

Une fois en haut, crampons chaussés et bâton en main, nous suivons nos deux guides pour une randonnée de plus de trois heures. Les conditions sont idéales : le soleil est au rendez-vous, et il n’y a qu’un seul autre marcheur avec nous dans le groupe. Le glacier est majestueux, même si notre guide Ryan nous explique que la couche de glace ne cesse de diminuer d’épaisseur (plusieurs mètres par an !), et que Fox Glacier lui-même devrait disparaître d’ici la fin du siècle…

DSC02231
Il y a encore quelques années, le glacier se poursuivait jusque dans la vallée… aujourd’hui, il n’y a plus que de la roche © Fox Glacier Guiding

 

Comme nous sommes peu nombreux, nos guides nous emmènent dans des endroits où nous ne serions jamais allés avec un groupe de dix personnes. En suivant le chemin taillé à la pioche par Ryan, nous entrons dans une splendide (mais éphémère) caverne de glace, dont les murs translucides laissent passer la lumière du jour. Hélas, il est déjà temps de repartir dans la vallée, la tête pleine de souvenirs. Le plus beau de l’Île du Sud reste encore à voir, mais ce sera pour la prochaine fois 😉

dsc02276.jpg
Les kiwis ne sont pas les seuls à avoir apprécié l’expérience ! © Fox Glacier Guiding

A suivre…

2-4.png


Pour en savoir plus sur moi et mon aventure néo-zélandaise, consultez la page A propos. Vous pouvez également me retrouver sur Twitter et Instagram, ainsi que sur GitHub où je partage mes projets personnels en informatique.

 

 

 

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s